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Vendanges 2016

Chers Amis,                                                                                             

Les vins du Chateau Dubraud que vous appréciez, ont d'abord été des petits grains de raisins, des baies dans notre langage. A Dubraud nous en récoltons chaque année environ 100 millions. Toutes ces baies devaient pourtant terminer leur vie en terre, destinée naturelle du pépin qu'elles contiennent ; une fois retournés au sol, ces pépins engendrent un nouveau plant. Mais voici que le vigneron passe par là, et décide d'orienter leur cheminement vers une benne, puis une cuve, une bouteille, un verre, et un palais, le votre !!!

Et en 2016 ces petites baies ont bien caché leur jeu.

Nous avons terminé les vendanges pour la Sainte Céline, vendredi 21 octobre, par de magnifiques cabernet. Les merlots, malbec, sauvignons, sémillons et muscadelles l'ont été tout autant.

La première surprise que nous révèlent ces petites baies, est leur générosité et la profusion de leur rendement: elles ont échappé au gel et à la grêle. Nous les avons défendues contre le mildiou et l'oïdium qui nécrosent les feuilles et les  inflorescences, les tordeuses qui les piquent, et le botrytis qui les gâtent.
Et puis chaque jour, nous avons observé, tâté, goûté ces baies, à la vigne. Maintenant c’est à la cuve, que nous découvrons avec bonheur dans le moût, leur goût si généreusement fruité, ample et suave. Le chai embaume comme un atelier de confiseur.
Vous pourriez me dire que chaque année nous tenons à peu près le même discours : mais la nature nous offre pour ces vendanges 2016, une nouvelle fois, tant de bonheur qu'il nous est impossible de le garder pour nous.

2016 comptera pour le Château Dubraud parmi les millésimes exceptionnels.

De plus, cherchant toujours à produire des vins les plus naturels possible, pour ce millésime, nous avons une fois encore diminué les doses de soufre (déjà très faibles au Château Dubraud) ; en effet, nous avons remplacé le soufre ajouté au raisin dès qu’il est mis en cuve, par une levure naturelle - sur le même principe que les levures utilisées par le boulanger. 

La levure va se multiplier et coloniser toutes les baies dans la cuve, et empêcher ainsi le développement d'autres levures ou bactéries mauvaises pour la qualité, rôle joué antérieurement par le souffre.